
Un restaurant familial depuis 120 ans
Ernest Cirio naît en 1882 sous le soleil de Nice, et devient pêcheur dans la petite ville de Golfe-Juan. Très vite, il est surnommé Tetou : une référence à sa petite taille et à son caractère borné, un peu têtu. A 20 ans, il s’engage dans la Marine Nationale et embarque sur un cargo où il devient le cuisinier privé de l’Amiral.
SA SPECIALITE ?
Une soupe de poissons dont lui seul a le secret. Son succès est tel que le maire de New York lui propose, lors
d’une escale, d’ouvrir un restaurant dans sa ville. Il décline. Les Etats-Unis sont bien trop éloignés de sa Côte d’Azur… Il y retrouve d’ailleurs sa place de pêcheur après cinq ans de service. Une blessure durant la Grande Guerre le forcera ensuite à abandonner ce métier.
De cette contrainte, il puise la détermination pour construire de ses mains (et avec son épouse Pauline) une cabane en bois sur la plage de Golfe-Juan, qu’il transforme en petit restaurant. Chaque soir, après son retour de pêche, il y prépare sa version de la bouillabaisse, mijotée sur un vieux fourneau à
charbon, les pieds dans le sable. Au fil du temps, le bouche-a oreille attire de plus en plus de curieux. Ils attendent chaque soir pour goûter cette fameuse soupe dont on parle sur toute la Côte et profiter de la vue sur la mer, époustouflante.

En 2018, la loi Littoral contraint Pierre-Jacques à la fermeture définitive et sonne la fin de Tetou à Golfe-Juan. S’ensuivent huit années de recherche pour trouver le lieu où continuer ce récit ancestral. Pierre-Jacques est rejoint dans cette quête par son fils Paul-Loup, cinquième génération de la famille. Une rencontre fortuite et surtour la vente d’une institution cannoise (l’Ecrin)
entraînent l’arrivée de Tetou sur la Pointe Croisette. Comme un signe du destin :

Tetou et Cannes ont connu le même âge d’or, au même moment. Le restaurant familial était destiné à ce quartier plus paisible que paillettes, près du port Canto. Mais pour Tetou, il n’y a bien que l’adresse qui change… De la carte aux équipes, en passant par son atmosphère chaleureuse, tout reste en place. Même la vue sur la baie et les iles de Lérins ressemble à s’y méprendre à celle qu’avaient Tetou et La clientèle dépasse rapidement le voisinage et compte des personnalités influentes : Joséphine Baker, la famille Rothschild, Léon Blum, Francis Picabia…/ La cabane de pêcheur s’agrandit, gagne en confort. Mais ces premiers succès s’arrêtent avec la guerre et la mort de Tetou en 1940. La plage est occupée, le restaurant endommagé

Tetou garde son esprit familial. Estelle reçoit la médaille du mérite, et forme son petit-fils Pierre-Jacques Marquise qui grandit entre ces murs. À six ans déjà, il aide à dresser les rables mais ne rejoint officiellement l’entreprise qu’en 1982. Il en prend la direction en 1996, très soucieux de préserver les traditions — des recettes de son arrière-grand-père à l’esprit chaleureux et authentique des lieux. Ayant vécu aux États-Unis, il consolide dans le même temps les liens avec l’international, faisant rayonner Tetou au-delà de la Méditerranée.

Tetou et Cannes ont connu le même âge d’or, au même moment.Le restaurant familial était destiné à ce quartier plus paisible que paillettes, près du port Canto. Mais pour Tetou, il n’y a bien que l’adresse qui change… De la carte aux équipes, en passant par son atmosphère chaleureuse, tout reste en place. Même la vue sur la baie et les îles de Lérins ressemble à s’y méprendre à celle qu’avaient Tetou et Pauline depuis leur cabane 100 ans plus tôt. sonne la fin de Tetou à Golfe-Juan. S’ensuivent huit années de recherche pour trouver le lieu où continuer ce récit ancestral. Pierre-Jacques est rejoint dans cette quête par son fils Paul-Loup, cinquième génération de la famille. Une rencontre fortuite et surtout la vente d’une institution cannoise (l’Écrin) entraînent l’arrivée de Tetou sur la Pointe Croisette. Comme un signe du destin :
Une nouvelle adresse, le même restaurant
Le restaurant familial était destiné à ce quartier plus paisible que paillettes, près du port Canto. Mais pour Tetou, il n’y a bien que l’adresse qui change… De la carte aux équipes, en passant par son atmosphère chaleureuse, tout reste en place. Même l’aveu sur la baie et les îles de Lérins ressemble à s’y méprendre à celle qu’avaient Tetou et Pauline depuis leur cabane 100 ans plus tôt.
Les habitués retrouvent ainsi une maison familière et les mêmes visages : Pierre-Jacques reste présent au quotidien pour superviser les opérations, épaulé en cuisine par Patrice et Guillaume depuis des années. Ici, les générations se connaissent et se mélangent, les anciens relatent leurs souvenirs pendant que les petits-enfants construisent des châteaux de sable. Tetou Cannes offre quelques nouvelles surprises, comme des transats plus nombreux, de nouvelles offres à la carte, et un bar à cocktails. Quelle que soit l’heure de la journée, les clients savent qu’ils seront toujours reçus comme des amis de la famille.

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